Présentateurs 2010

Cinq soirées, cinq présentateurs

Nouveauté cette année aux Rencontres du Cinéma de Montagne, la présentation des soirées ne sera plus assurée par le duo Antoine Haincourt – Yves Exbrayat, après dix ans de bons et loyaux services et de boutades sur scène. Des journalistes de montagne professionnels assureront les interviews des alpinistes. Yves Exbrayat, l’organisateur des Rencontres, nous explique les raisons de ce choix :

« Cette année, j’ai choisi de ne plus présenter moi-même les soirées et de faire appel à différents interviewers, à la fois pour professionnaliser cette partie, et aussi tout simplement parce qu’on ne peut pas être au four et au moulin ! Pendant la semaine des Rencontres, je suis trop sollicité : il y a le téléphone qui sonne sans arrêt pour des problèmes d’intendance, le stress parce que des films ne sont pas arrivés dix minutes avant le début de la soirée… difficile de se concentrer, d’être serein et souriant comme se doit! Alors ça y est, le tandem Haincourt – Exbrayat au Rencontres du Ciné a vécu. Je remonterai tout de même sur la scène de temps à autre faire un petit coucou, présenter les sujets et donner un p’tit coup de main aux
interviewers, quand ils le souhaiteront. »

Jean-Christophe Solari, rédacteur et présentateur à France 3.

Jean-Christophe Solaris, rédacteur et présentateur à France 3.Lorsque j’ai découvert des rencontres en 2008, ça a été un vrai coup de cœur pour moi. J’ai trouvé que c’était là vraiment l’expression de la culture montagnarde, et du lien entre les grenoblois et la montagne. Voir autant de gens qui partagent sur un même lieu ce même amour pour tout ce qui touche à la montagne, c’est inédit en France ! Je trouve qu’il y a vraiment de l’amitié au cours de ces soirées, les spectateurs viennent pour passer un bon moment, pour voir de belles images sur cette montagne qu’ils vivent tout au long de l’année. Pour moi qui suis un passionné d’image, voir des films de qualité, mis à disposition gratuitement, je trouve ça génial. En plus, privilège de mon métier, j’ai l’occasion ensuite de rencontrer tous ces alpinistes -qui sont un peu des extraterrestres dans leur monde à part- mais aussi les réalisateurs, qui sont des gens qui s’investissent de tout leur cœur, qui écrivent leurs films de bout en bout, et parfois composent eux-mêmes la musique !
J’ai eu tout de suite envie de soutenir ces Rencontres, d’abord au niveau de la chaîne bien sûr, puis aujourd’hui en donnant un coup de main plus important : je voyais qu’il y avait une aide à apporter au niveau de l’animation, de l’interview, qu’on pouvait proposer un regard plus professionnel. Yves choisissait délibérément le mode de la convivialité, mais n’allait pas chercher les alpinistes au plus profond, peut-être parce qu’il les connait trop et ne s’autorisait pas les « questions bêtes » que tout le monde attend… Parce que sinon, sans ça, il n’y a vraiment rien de plus à apporter aux Rencontres !

Christian Deville, journaliste à France 3

Christian DevilleJe fais de la montagne, mais à petit niveau. Avec le magazine haute montagne que j’anime sur la chaîne, Altissimo, j’ai eu déjà l’occasion de recevoir tout ces alpinistes qui sont présents à Grenoble, et ça me fait plaisir de les retrouver. Ce sont tous des gens bien, un peu discrets, du coup c’est intéressant de les mettre en valeur, de les faire parler de ce qu’ils pensent et de ce qu’ils font. Ce qui me plait avant tout dans les Rencontres ? C’est que les alpinistes soient présents. Tous les gens qui font vraiment des choses en montagne sont là, sur scène, et il y a un vrai échange avec le public. Cela avait besoin d’être encore amplifié, de faire participer davantage la salle, c’est pour cela que j’ai souhaité animer l’une des soirées.

Philippe Bonhème, écrivain et journaliste à Alpes Magazine

Philippe Bonhème, écrivain et journaliste à Alpes MagazineCe qui m’intéresse dans les Rencontres du Cinéma, c’est que la Ville perpétue son rôle d’agitateur d’idées au niveau de la montagne. C’est dans sa vocation d’être le lieu où ça se passe, d’être le point de rencontre des gens qui font de la montagne. Il y a 400 000 habitants, un gisement d’alpinistes, d’étudiants… de plus, il faut du temps pour installer dans la peinture locale une manifestation comme celle-ci, qui n’est pas exclusive, où l’on parle de tout : on y voit les anciens, comme les jeunes pousses de l’alpinisme. Pour ma part, ce qui m’intéresse en tant que présentateur, c’est d’être un témoin, un acteur, un passeur dans ce genre d’actions.

Marie Ameline, journaliste à Radio France

Marie AmelineCe qui me plait dans l’idée de présenter l’une des soirées des Rencontres, c’est tout d’abord de rencontrer des gens qui vivent leur passion de la montagne de façons très différentes. De manière très égoïste, j’ai envie de retrouver ces alpinistes-là dans une autre ambiance, et sous une autre forme de partage que la chronique montagne que j’anime à France Info. Ce que j’aime aux Rencontres du Cinéma de Montagne, c’est l’éclectisme. On peut y rencontrer des personnages singuliers qui parlent de leur passion avec leurs propres mots. Parfois, on s’enferme un peu par nos pratiques personnelles ou par nos habitudes professionnelles dans une certaine approche de la montagne : en allant aux Rencontres, on s’ouvre à d’autres pratiques, à d’autres manières de penser, à d’autres visions de la montagne que la sienne. On peut se dire : « tiens, lui il pense ça, il fait de la montagne comme ça, il pratique telle activité que je ne connais pas ». De plus, avec l’image, cela se passe sous une autre forme de langage que la parole, qui est l’outil unique, si l’on peut dire, que je peux utiliser à la radio !

François Carrel, journaliste indépendant (presse montagne et presse nationale généraliste)

François CarrelCet événement grenoblois constitue tout d’abord, à mes yeux, l’un des trop rares rendez-vous entre les amateurs d’alpinisme et d’aventures en montagne et les grands noms du milieu. L’image, ensuite, est devenue un mode de transmission et de création incontournable pour les adeptes des sports de montagne et les Rencontres grenobloises participent, en amont, à l’encouragement à tourner, et, en aval, à la diffusion des images…
Enfin, la convivialité et la simplicité de ton des Rencontres, malgré la taille imposante d’une salle comme le Summum, sont précieuses. On reste en famille lors de ces soirées, et c’est en grande partie grâce à Yves Exbrayat, créateur avec Antoine Haincourt des Rencontres, alors pas question de se défiler lorsqu’il demande un coup de main !

2 Responses to “Présentateurs 2010”

  1. adeline novembre 18, 2010 at 11:36 #

    élicitations encore pour nous permettre de voir ces belles vidéos de montagne, ces talents, ces initiatives.
    C’est une chance pour les grands passionnés de la montagne résidents à Grenoble et alentours, mais aussi pour ceux qui s’en approchent de loin, qui voient ce « monde » comme étant réservé à une certaine élite.

    Chaque année je me rend à ce festival, j’aime l’ambiance détendue qui y réside et la façon sympathique dont Yves Exbrayat et son tandem de choc avec Antoine Haincourt nous font partager les films, avec force d’anecdotes, d’humour, d’humilité et de respect envers les invités.

    Cette année, nouveauté avec les journalistes pour présenter….sincèrement, après deux soirées, je suis plutôt déçue. Je comprend tout à fait, étant donné l’ampleur de l’évènement chaque année, que Yves et Antoine se retrouvent trop sollicités. Cependant, après avoir assisté à 2 soirées ( lundi -mercredi), je voudrais vous dire ma déception.
    Je viens de lire que ces journalistes sont apparemment des personnes qui connaissent le milieu de la montagne…et pourtant leurs tons, leurs termes sont maladroits. On ressent le malaise des invités sur scène, et celui des spectateurs, les moments de plats.
    Lundi…c’était assez maladroit…mercredi, des bourdes ont été dites, notamment avec Ned et les 3 parapentistes de Font Romeu..
    On a le sentiment qu’ils n’ont pas pris la peine de connaître leurs invités, peut-être par manque de temps.
    On a le sentiment qu’ils essaient de changer d’approche, de ton, mais cela ne prend pas, tant au niveau des invités que des spectateurs ne peut s’empêcher de se souvenir que le duo Yves-Antoine fonctionnait bien parce qu’ils connaissaient leurs invités, avaient parfois même des liens avec eux, on sentait transparaitre l’amitié, l’humour, le respect où bien l’admiration, le tout avec gentillesse, et humilité…on souriait sur nos chaises, on encourageait. Avec les journalistes, on sent une distance, beaucoup de maladresse. J’ai envie de leur laisser une chance, mais après deux soirées, je ne peux que vous faire partager un peu de ma déception !…
    Bravo à vous tout de même pour cet évènement, pour tenter aussi des changements, et merci de nous le faire partager chaque année.

  2. yzet christophe novembre 18, 2010 at 1:51 #

    A l’attention de M.Bonhème.

    quelques mots pour dire mon indignation devant la manière dont cet animateur s’est permis hier soir d’interviewer M. Bouadjar.
    une entame très « limite », sur les origines algériennes du montagnard: je ne l’ai pas entendu faire la même entame avec M. Canin, ou M.Quirici, sur l’ »italien » de service(c’eut au moins été drôle, pour un suisse…)
    puis, une instance,lourde et obscène, sur les raisons qui faisaient que les parents du même ne pouvaient réagir à son exploit à l’Everest…
    je fus scandalisé, mes voisins aussi, je suis parti.
    Inqualifiable.

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