Les invités

Cette année, François Damilano a accepté de « s’encorder » avec Yves Exbrayat pour animer cinq soirées de projections et de rencontres. Pour ce guide aux nombreuses casquettes – ouvreur de voies dans le monde entier, cinéaste, auteur de topos et même éditeur – présenter les Rencontres du Cinéma de Montagne, c’est une autre manière de promouvoir l’alpinisme.

François Damilano

François Damilano : « Je suis très attaché à Grenoble car c’est là que je suis arrivé depuis ma plaine natale pour devenir guide de haute-montagne. Au Mans, mon père avait créé une section du Club Alpin Français, après avoir assisté à une conférence de Lionel Terray. C’était il y a cinquante ans tout juste ! Moi aussi, j’ai toujours aimé la manière dont les alpinistes racontent leurs histoires. Aujourd’hui, les accompagner sur scène lorsqu’ils parlent de leur film est un véritable plaisir !

Que représentent les Rencontres du Cinéma de Montagne de Grenoble pour toi ?
F.D. :
J’y ai présenté plusieurs films et j’estime que c’est un passage obligé en France pour toucher un large public passionné par le cinéma de montagne. L’alpinisme ne serait rien sans les récits qui en sont faits, il est donc très important d’avoir des lieux comme Grenoble pour partager ça. Et puis l’esprit « rencontres » autorise une grande variété dans la programmation et une belle spontanéité de la part des réalisateurs et des grimpeurs. En même temps, le public ici est connaisseur, exigeant. Je ne suis pas présentateur de métier, et honnêtement, s’adresser aux 3000 spectateurs du Summum est un vrai challenge !

Comment évolue le cinéma de montagne depuis que tu le pratiques ?
F.D. 
: J’ai co-réalisé mon premier film au Kenya en 1984. L’époque des films-conférences de Connaissance du Monde était peu à peu supplantée par la demande de la télévision avec Les Carnets de l’aventure, Ushuaïa, Montagne… des émissions d’aventure pour lesquelles les grimpeurs et les alpinistes de ma génération ont beaucoup travaillé. Souvent, les moyens de tournage étaient plutôt lourds à gérer en haute-montagne. Puis à l’orée des années 2000, est arrivée la génération « Delapierre-Siffredi », de jeunes sportifs de haut niveau capables de maîtriser seuls le tournage et le montage avec du matériel miniaturisé. Leurs films, très proches de leur vécu, ont trouvé un nouveau public et de nouveaux supports de diffusion avec le web. La programmation des Rencontres de Grenoble, ouverte et variée, prouve bien que chaque génération réinvente le terrain de jeu et que l’histoire est loin d’être terminée. Mais ce qui reste constant, c’est qu’un bon film est une histoire bien racontée, peu importe l’époque !

LUNDI

Antoine Boisselier, Christophe Tong-Viet, Nicolas Assaêl, Guillaume Broust, la blues connexion, Arnaud Bayol, Gwen Maribas, Nicolas Favre, Sean Villanueva O’Driscoll, Nicolas et Olivier Favresse

Antoine Boisselier (Queyrataka)

« Queyrataka est le 3ème film que je présente comme réalisateur aux Rencontres du cinéma de montagne de Grenoble, après Attack à Powpow Land et Le nid. J’ai aussi « joué » dans Red Blues, le film de Guillaume Broust, également diffusé aux Rencontres. Je suis donc un habitué. Mais c’est la première fois que mes images (et celles de Christophe Tong Viet) font l’ouverture des cinq soirées, et j’en suis très honoré ! Un public de connaisseurs, la belle salle du Summum et son écran géant, c’est une opportunité à ne pas manquer. D’ailleurs, je travaille déjà sur un gros projet pour les Rencontres 2012…

En attendant, avec ce film, nous voulons faire découvrir le Queyras, une région hallucinante, dépaysante, sauvage, à seulement 3h de Grenoble. Et surtout montrer qu’on peut vivre l’aventure tout près de chez soi et se faire plaisir comme si on était à l’autre bout du monde. Je crois que nous ne sommes pas les seuls à faire passer ce message cette année aux Rencontres… Il y a plein d’avantages à choisir la proximité : pas de prise de tête, un petit budget, et en plus on préserve l’environnement ! Ce qui n’empêche pas de vivre des sensations fortes. Notre spécialité, c’est le vent, et vous allez voir que le Queyras est un paradis pour le snow kite et le speed riding. Le but c’est de partager tout ça avec un brin de dérision, parce que vous le savez, on aime bien rigoler ! »

Arnaud Bayol et Gwen Maribas (Dévoluy 360)

C’est en rentrant des Rencontres du cinéma de montagne de Grenoble, dont ils ne manquent jamais une édition, qu’Arnaud Bayol et Gwen Maribas ont eu l’idée de réaliser leur propre film. « On était toujours un peu frustrés en regardant ces images tournées à l’autre bout du monde » confie Arnaud. Les deux trentenaires installés dans la région de Gap n’ont pas vraiment le loisir de s’offrir des ascensions lointaines. Ils ont des enfants et des boulots prenants, moniteur de sport dans l’armée pour Arnaud, qui est également aspirant guide, pendant que Gwen exerce comme moniteur d’escalade et guide de canyon.

D’où l’idée géniale de choisir un décor de cinéma situé à deux pas de chez eux : le Dévoluy. Accessible aussi bien de Gap que de Grenoble, ce massif calcaire dominé par l’Obiou et le Pic de Bure reste relativement méconnu des pratiquants de la montagne, regrettent les deux amis. Equipés de caméras portatives et guidés par Gilles Charensol, directeur de la cinémathèque d’image de montagne de Gap, ils ont donc décidé de révéler au monde entier la richesse des lieux, enchaînant cascade de glace, alpinisme, parapente et base-jump. Ils ont rapporté tellement de rushes que les scènes de ski et d’escalade n’ont pas pu être gardées au montage…

Mais alors, avec ce film, c’en est fini de la tranquillité sauvage du Dévoluy ? Arnaud et Gwen gardent la tête froide, ils ne s’attendent pas de sitôt à un déferlement de touristes dans leur massif préféré. Mais ils conseillent à tous les assoiffés d’aventure d’aller voir un peu mieux ce qui se passe à leur porte !

Nicolas et Olivier Favresse, Sean Villanueva (Vertical Sailing Greenland)

Ces derniers temps, les voisins de Sean Villanueva, Nicolas et Olivier Favresse ont eu un peu de mal à s’endormir le soir. Accordéon, mandoline et flûte ont résonné tard chez les trois Belges, en pleine répétition pour leur prochain concert au Summum. « Jouer devant 3000 personnes, on ne pas rater une occasion pareille ! », se justifie Nicolas Favresse…

Mais rassurez-vous : les Rencontres du cinéma de montagne de Grenoble ne vont pas se  transformer en soirées musicales et folkloriques. Que les choses soient claires, les trois garçons sont d’abord là pour parler grimpe. Ils ont tout de même remporté il y a quelques mois le Piolet d’or 2011, excusez du peu ! Avec leur copain Ben Ditto – percussionniste à la petite cuiller – ils ont ouvert neuf nouvelles voies dans des « big wall » du Groënland, atteints grâce au voilier du pasteur Bob Shepton.

C’est cette aventure que leur film raconte, sans se prendre au sérieux, on s’en doute. Si Sean, Nicolas et Olivier présentent aujourd’hui leur 4e film, ils tiennent à garder un esprit amateur dans toutes leurs réalisations. « On ne veut pas se faire accompagner d’un professionnel de l’image, ce serait trop compliqué à gérer dans nos ascensions, et moins spontané », explique Nicolas. « Alors c’est sûr, on loupe parfois de belles scènes car on est trop occupés à grimper. Mais filmer doit rester un objectif secondaire », ajoute-t-il avant d’insister sur la qualité de la bande sonore « maison ». C’est certain, le public de Grenoble va en avoir plein la vue… et plein les oreilles !

MARDI

Jean-Charles Bonsignore, Pascal Guibout, Pierre Petit, Samuel Verges, Sebastien Montaz-Rosset, Tancrède Melet, Julien Millot, Serge Caillault, Phil Bence, Danien Du Lac, Mickaël Fuselier, Nina Caprez, Michel Dimitrieff, Vladimir Cellier, Julien Nadiras, Team Les Collets, Laurent Triay, Jean Lavigne

Vladimir Cellier (Rock in Cuba)

« Pour Julien Nadiras et moi, les Rencontres, c’est la première échéance de l’année, LA date autour de laquelle on organise nos voyages. Pour « Rock in Cuba », nous sommes partis en tournage le lendemain-même de la dernière soirée de projection ! Quant au Summum, c’est un peu chez nous, notre « siège », même si on se sent toujours intimidés de voir tous nos copains de Grenoble dans la salle.

Je me souviens surtout des Rencontres 2009, où nous devions présenter « Tuzgle », notre premier film, à 19h… On est arrivé avec une demi-heure de retard car on mettait une dernière touche au montage – nous sommes très exigeants avec nos images, il n’y a pas que la performance qui compte pour nous. Bref, c’était un peu la catastrophe. Yves Exbrayat a fait patienter le public  - sans trop nous ménager ! – et au final nous avons eu un accueil de fous.

Après « Ganesh » en 2010, on espère faire nos preuves cette année encore avec ce film rapporté de Cuba, qui donne une large place aux musiciens locaux. J’en ai filmé une cinquantaine et j’ai recréé une musique avec tous ces extraits, qui viennent s’entremêler avec les images de grimpe. Pour moi c’est une bonne façon de découvrir un pays.

Mais je dois dire qu’on a déjà l’esprit ailleurs : nous préparons deux projets qui j’espère animeront les Rencontres 2012 ! »

MERCREDI

Arnaud Petit, Aymeric Clouet, Enzo Oddo, Marion Poitevin, Mélanie Martinot, Fanny Gras, Team Les Collets, Stéphane Brosse, Christos Toutsias, Denis Urubko, Anson Fogel

Arnaud Petit (Walou Bass)

« Les Rencontres : lieu de rêve et d’inspiration. J’y retrouve chaque année des amis, tous ceux qui partent en voyage, ici ou ailleurs et aiment partager leurs aventures. A Grenoble, nous avons le plaisir de participer à un échange avec un public averti et chaque année plus nombreux.
Avec Stéphanie [NDR : Bodet] nous y avons déjà de beaux souvenirs, depuis la petite salle du CDDP où en 2003 nous avons présenté notre premier film, jusqu’à l’immense amphithéâtre du Summum qui accueille les projections ces dernières années.

Les Rencontres, c’est aussi Yves Exbrayat qui tient la barre de cet énorme événement de manière détendue, qui aime son public et ses réalisateurs. Grâce à l’investissement d’Yves et de son équipe, un fond d’aide à la réalisation permet aujourd’hui à de nombreux alpinistes et réalisateurs de proposer des films de grande qualité. C’est formidable de voir que les Rencontres sont devenues le rendez-vous incontournable des passionnés de montagne en France. »

Stephane Brosse (Traversée du Lefka Ori)

Des records de vitesse, Stéphane Brosse en a battu dans bien des massifs. Ce champion de ski alpinisme a plusieurs fois remporté la Pierra Menta et la Patrouille des Glaciers ; Chamonix-Zermatt ou la traversée de Belledonne ne lui demandent que quelques heures. Mais jamais il n’aurait imaginé réaliser une performance sur une montagne… de Crête ! La mer, le soleil, le tsatsiki et le maquis parfumé, voilà ce que Stéphane connaissait de l’île grecque.

C’était sans compter l’imagination débordante de son ami Christophe Moulin, qui l’invitait à découvrir la face B de la Crête : ses sommets enneigés et ses clubs d’alpinisme sur-motivés. Accueillis comme des stars au pied du Lefka Ori, Stéphane Brosse et « Moulinos » sont poussés vers ce sommet de 2453 mètres par l’enthousiasme collectif, tant et si bien qu’ils en accomplissent la traversée en moins de 6h, après 50 km de parcours et 3200 mètres de dénivelé. « On aurait bien aimé prendre un peu notre temps pour découvrir ce paysage particulier, reconnaît Stéphane Brosse, mais nos amis grecs avaient vraiment envie qu’on batte un record, dans une discipline que beaucoup de gens pratiquent là-bas ! ».

Si Stéphane présente ce 3e film aux Rencontres du cinéma de montagne de Grenoble, ce n’est pas pour la performance – il ignorait d’ailleurs, avant de poser le pied en Crête, qu’un film serait tourné par Christos Tsoutsias. Son seul objectif : partager une expérience rafraichissante et faire découvrir un spot touristique sous un autre jour.

JEUDI

Yannick Boissenot, Basti Haag, Sébastien Montaz-Rosset, Claude Gardien, Jean Affanassieff

Walter Bonatti (Piolets d'or)

Comme s’il pressentait quelque-chose, le monde de la montagne lui avait rendu plusieurs hommages ces derniers mois, lui remettant un « Piolet d’or carrière » en 2009 et le nommant un an plus tard « Citoyen d’honneur du Mont-Blanc ». Mais à voir sa bonne mine lors de ces manifestations, personne ne s’attendait à voir Walter Bonatti tirer sa dernière révérence aussi brusquement. Le grimpeur italien s’est éteint le 13 septembre dernier, immédiatement salué par la presse franco-italienne comme l’une des légendes de l’alpinisme du XXe siècle.

Comment résumer sa longue vie d’alpiniste et de reporter-explorateur ? Il faut rappeler ses exploits heureux : les ouvertures de la face est du Grand Capucin et du pilier sud-ouest des Drus, qui porte son nom ; ou encore une voie directe, en hiver et en solo dans la face nord du Cervin – par laquelle il met un terme à sa carrière d’alpiniste. On se souvient aussi des drames qu’il traverse avec tout autant de force : l’expédition au K2, le pilier du Frêney…

Mais les spectateurs du Summum n’auront pas besoin de se plonger davantage dans les encyclopédies alpines. Dans son film consacré aux Piolet d’or, Jean Affanasieff a su – au bon moment – croiser les regards de Walter Bonatti, Doug Scott et Reinhold Messner sur leurs carrières respectives. Et ce sont eux, Scott et Messner, qui racontent avec le plus de finesse ce que représente dans l’histoire de l’alpinisme le légendaire Bonatti. Et l’héritage qu’il laisse aux grimpeurs d’aujourd’hui.

VENDREDI

Antoine Le Menestrel, Clémentine Eymery, Virginie Pierre, Mathilde Hauser et Mathilde Fabre, Serge Caillault, Pascal Groseil, Guy Ferrando, Christophe Bichet, Alex Huber

Clémentine Eymery (Dans la dent)

« La spéléo, ça ne consiste pas seulement à ramper dans des couloirs étroits et boueux ! » A 24 ans, Clémentine Eymery espère bien changer l’image de cette discipline qu’elle pratique depuis une dizaine d’années déjà. Elle a donc accepté sans hésiter un « rôle » dans le film de Serge Caillault, Guy Ferrando et Pascal Groseil. Avec un scénario simple : Clémentine, la spéléologue, fait découvrir son activité favorite à trois autres jeunes femmes, et leur permet d’explorer une nouvelle entrée de la Dent de Crolles découverte il y a deux ans.

Mathilde Fabre, randonneuse et Mathilde Hauser, canyoneuse, avaient déjà été initiées à l’exploration des gouffres, mais pour Virginie Pierre, spécialiste du parapente, ce fut une première. « Je crois que le film montre à quel point la cohésion humaine est primordiale en spéléo », explique Clémentine. D’autant que le tournage n’a pas été simple dans ce monde souterrain. Une séance de 17h, une autre de 10h… Si elle se sentait parfaitement dans son élément, Clémentine a découvert un univers nouveau, celui du cinéma. « Un club de spéléo du Vaucluse est venu nous aider, il y avait plus de quinze personnes dans le gouffre au total, une sacrée organisation mais tout s’est très bien passé. » La jeune femme a notamment été marquée par tout le travail des professionnels de l’image pour éclairer au mieux les volumes des grottes. Avec ça, elle espère que le grand public comprendra que la spéléo, c’est un peu effrayant mais aussi très beau !

Christophe Bichet (Vertiges)

A l’heure où nous écrivons ces lignes, Chris n’a pas encore vu Vertiges. Jusqu’aux phases finales du montage, il a laissé une liberté totale à Ivan Maucuit, le réalisateur du film, pour raconter son histoire. Un portrait de grimpeur qui aurait pu ressembler à beaucoup d’autres : un premier cailloux gravi dans le jardin familial avant même sa première bougie, debout sur les skis l’année suivante… Mais la trajectoire de Chris bascule à l’âge de quatre ans, quand on lui diagnostique un problème génétique rare : la maladie de Fanconi. Les médecins pensent qu’il n’atteindra pas les 20 ans.

Face à ce pronostic vertigineux et aux traitements lourds qui l’attendent, le garçon, très entouré par ses proches, cherche par tous les moyens à retrouver un équilibre. Par la musique – pianiste et violoniste, il est diplômé du Conservatoire. Mais surtout par une thérapie moins classique : l’escalade. « Quand j’ai beaucoup de soucis, grimper me permet de me concentrer sur une seule chose et d’oublier quelques instants ce qui me tourmente », explique le jeune homme qui exerce depuis cinq ans comme moniteur d’escalade, en France et à l’étranger.

Deux passions salvatrices partagées dans ce film sans mise en scène particulière, car Chris n’aime pas trop « se montrer ». Aujourd’hui âgé de 25 ans, il n’a pas prévu de faire un long discours aux spectateurs des Rencontres du cinéma de montagne de Grenoble. Il espère simplement que son expérience encouragera ceux qui souffrent à ne pas se laisser abattre.

Alex Huber

Avertissement du diffuseur : certaines images pourraient heurter la sensibilité des personnes sujettes au vertige (dont l’auteur de ces lignes…). Pour clore les Rencontres 2011 du cinéma de montagne de Grenoble, le virtuose de la verticale Alex Huber a prévu d’apporter dans son sac de montagne quelques bobines forcément impressionnantes, puisqu’elles retracent une partie de sa carrière.

On imagine que le grimpeur allemand, spécialiste du « speed climbing », n’aura besoin que de quelques secondes pour conquérir le public du Summum – qu’il a déjà rencontré il y a six ans. Il lui suffira de se remémorer quelques-unes de ses innombrables performances, images à l’appui : ses ascensions dans le 9e degré, ses ouvertures de voies en pagaille sur El Capitan, au Yosemite, ses records de vitesse dans les Big Wall, ses solos dans les massifs du Mont-Blanc ou des Dolomites, ses expériences en Himalaya… Au-delà des superlatifs, le grimpeur à la crinière brune saura aussi raconter toute la force qui unit une cordée, lui qui a partagé la plupart de ses aventures avec son frère Thomas. A peine âgés de dix ans, les deux garçons gravissaient déjà leur premier 4000, entraînés par un père qui a visiblement su donner à ses fils le goût de la montagne !

Alors respirez bien, détendez-vous et laissez-vous guider par Alex Huber pour une soirée où les « horizons verticaux » procureront surtout – c’est promis – des frissons de plaisir.

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